L'efficacité de l'intervention
Elle dépend avant tout de la nature des difficultés de l’étudiant.
L’erreur « évidente » ou le problème technique⚓
par exemple, au tout premier TP vous proposez aux étudiants de taper une commande, mais l’un d’entre eux n’a pas le réflexe d’appuyer sur la touche « entrée » pour lancer la commande. Ou vous demandez de lancer un traitement sur un fichier que les étudiants conçoivent, mais l’un d’eux oublie d’enregistrer le fichier. Par votre pratique et expérience de pédagogue, vous pouvez anticiper une partie de ces erreurs, mais imaginer les anticiper toute serait sous-estimer la créativité de nos étudiants ! Une fois que vous avez compris la bizarrerie qui a amené le problème, votre intervention est très efficace, mais aussi très nécessaire pour débloquer la situation. Lorsqu’il ne s’agit pas d’une simple inattention, vous pouvez demander à l’étudiant de préciser quel processus de pensé l’a amené vers cette erreur.
Le besoin de contextualisation :⚓
par exemple, l’étudiant sait reproduire une manipulation, ou taper une ligne de commande, mais ne comprend pas son intérêt et sera en difficulté sur les parties du TP qui demandent plus d’autonomie. Dans un TP qui nécessite des manipulations précises, il peut être difficile pour l’étudiant de percevoir le message pédagogique sous-jacent, le lien avec les concepts du cours, l’intérêt de la manipulation. A moins que la manipulation en question ne soit une simple nécessité technique sans intérêt pédagogique (que vous indiquerez comme tel), il peut être utile d’apporter une clarification, préciser la place de la manipulation au sein d’une séquence, expliquer l’intérêt global de la séquence, et si approprié expliquer comment elle peut être utile dans une situation professionnelle ou dans de futurs apprentissages.
Les problèmes de pré-requis :⚓
peut arriver lorsque le TP fait appel à des éléments de cours, ou à des connaissances supposées précédemment maîtrisées qu’un petit nombre étudiants présente des lacunes sur ces pré-requis. C’est le cas le plus difficile dans lequel il n’est pas nécessairement possible de trouver une solution qui permette à l’étudiant de suivre le rythme normal du TP. L’intervention à chaque fois pour « dépanner » l’étudiant peut s’avérer inefficace et chronophage. Quelques possibilités :
Avant le TP : proposez des tests de positionnement (QCM moodle…) qui permettent aux étudiants de prendre conscience de leur difficulté.
Pendant le TP : indiquez à l’étudiant en difficulté parties de cours qui sont les plus utiles à cette mise en application, et la nécessité de consacrer du temps supplémentaire pour les étudier et refaire le TP, potentiellement avec l’entraide d’un autre étudiant pour lever les blocages. Orientez le vers des parties de TP qui ont des prérequis différents ou un niveau plus simple.